Comment régit notre cerveau face aux jeux d'argent ?

jeu, 2010-07-08 03:00 — Gabrielle

CerveauUn groupe de chercheurs de l'institut des sciences cognitives de Lyon et du National Institute of Mental Health du Maryland, ont étudié les réactions du cerveau humain pendant différentes phases des jeux d'argent. Ils ont remarqué que pendant que les bobines de la machine à sous tournaient, le suspense et la tension du joueur sont à leur comble. Il en est de même pour son cerveau ! Celui-ci anticipe la victoire avant même de connaître le résultat, causant une déception encore plus grande en cas de défaite.

Le groupe a déterminé des réseaux cérébraux liés à deux choses : l'anticipation d'une récompense financière et la réaction de surprise ou de déception lors du résultat. Ils se sont aperçus que le cerveau réagissait de la même manière quelque soit la récompense. Ainsi, la nourriture, le sexe et même certaines substances ont la même nature que les gains aux jeux pour le cerveau. Les jeux activent les mêmes zones cérébrales que lors de la prise de drogue. On parle donc d' « addiction sans drogue. »

Le groupe d'étude a ensuite observé l'activité cérébrale des joueurs lors de trois phases du jeu aux machines à sous :

- La présentation des stimuli (la machine en elle-même, les sommes mises en jeux...) Déjà ici les réactions pressentant la victoire sont visibles.

- L'anticipation pendant le jeu. Ici le cerveau émet un signal fort qui augmente en fonction de la probabilité de gagner. Il sera plus fort dans le cas d'une chance sur deux que dans celui d'une chance sur 10 par exemple.

- L'obtention d'une récompense.

La même équipe a enfin étudié l'influence de facteurs hormonaux et génétiques impliqués dans l'addiction. Le résultat est surprenant ! Il semblerait que tout ce que nous venons de voir soit déterminé par la version de nos gènes. Ce qui nous amène a penser que nous ne sommes pas tous égaux devant l'addiction. Par ailleurs, l'activité cérébrale se modifiant avec l'âge, les personnes âgées sont moins sensibles que les jeunes aux récompenses et ont donc moins de risque de devenir dépendantes.