La cérémonie des vœux est une tradition en France et tous les grands organismes et grandes personnalités se doivent de présenter à la presse les vœux pour la nouvelle année. C’est souvent l’occasion de présenter le bilan de l’année écoulée et de tracer les lignes pour la nouvelle année.
Le 19 janvier, Jean-François Vilotte a donc présenté ses vœux et le bilan des jeux d’argent en ligne en France pour l’année 2011.
Son intervention montre un vrai déficit de popularité pour les paris sportifs en France. Les chiffres 2011 du deuxième semestre révèlent que si les montants des mises pour les paris hippiques et les joueurs de poker ont continué leur hausse durant cette période, les mises des paris sportifs révèlent une forte baisse d’activité.
Le président de l’ARJEL l’explique en plusieurs points. D’une part il y a eu une baisse volontaire du taux de retour aux joueurs (TRJ) afin d’augmenter les marges des opérateurs, « la baisse du TRJ rendant les sites moins attractifs ». D’autre part on note une baisse des budgets marketing des sites de 55% lors de ce deuxième trimestre 2011 « ce qui a aussi contribué au ralentissement ».
Enfin J-F Vilotte a évoqué le manque de culture des paris sportifs en France. Le football et le tennis sont les deux sports qui remportent le plus de succès auprès des parieurs français: 324 millions d’euros ont été misés sur des matchs de football, ce qui représente pourtant une baisse de 20% par rapport à 2010. Mais attention, en 2010, il y a eu la Coupe du monde en Afrique du Sud… Pour le tennis, les paris accusent une baisse de 36% avec la somme de 145 millions d’Euros.
Alors que les paris hippiques sur la même période ont augmenté de 26% avec 1 milliard d’Euros de mises et que les jeux de cercle (poker essentiellement en France) accusent une hausse de 48% sur les frais de tournois (1.1 Md d’Euros) et 3% pour les cash games (7.6 Md d’Euros).
Jean-François Vilotte en a profité également pour évoquer le basculement de l’assiette fiscale vers une taxation sur le produit brut des jeux des opérateurs : « L’assiette PBJ nous paraît être plus logique pour donner plus de marge aux opérateurs, surtout ceux à côtes fixes, puisque même lorsqu’il y a beaucoup de mises, l’opérateur peut avoir un PBJ négatif et est donc doublement pénalisé ». La préconisation a été depuis longtemps souhaitée, reste à savoir si et quand le gouvernement français en tiendra compte…

