Une faille dans le système d’interdiction des jeux en France ?

lun, 2012-01-16 07:01 — Hugo

 Nous avions parlé fin décembre du cas de ce jeune joueur de poker compulsif qui s’était inscrit pour se faire interdire sur les casinos en ligne. Une erreur de l’administration du Ministère de l’Intérieur sur son lieu de naissance lui avait cependant permis de continuer à jouer sans restriction. Dépressif il demandait à l’Etat français d’assumer son erreur et réclamait 100 000 Euros de dommages et intérêts.

Les opérateurs des casinos contre lesquels il s’était précédemment retourné avait renvoyé la faute sur le Ministère de l’Intérieur qu’il avait donc attaqué en justice avec un avocat remonté considérant que l’Etat devait faire amende honorable sinon « a quoi sert le système d’interdiction ? »

Mais le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne en a décidé autrement cette semaine et  la plainte du joueur a été débouté. Car il s’est avéré que le joueur s’est inscrit sur le fichier des joueurs interdit le 9 juillet 2010, soit 10 jours après l’ouverture légale du marché et qu’il n’avait jamais joué en argent réel sur l’un des sites qu’il avait attaqué en réclamant la somme de 1000 euros par jour soit 10 000 Euros. C’est à la vue de ce cas que le Tribunal a considéré qu’au contraire le joueur devait payer 1500 Euros à l’opérateur.

La question du système d’interdiction est importante. Ce joueur rémois a-t-il décidé de profiter de la faille, l’erreur administrative n’ayant été corrigé qu’en octobre 2010 ? Est-il réellement un joueur compulsif ou a-t-il voulu tirer profit de la faille du système ? Mais alors pourquoi attaqué un site sur lequel il n’a jamais joué d’argent… Victime ou profiteur, certainement un peu des deux.